(D'après
« la maladie de Parkinson au quotidien », Professeur Pierre Pollak,
santé Éditions
Odile Jacob)
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Une brève définition Dans la préface de son essai, Parkinson dépeint la maladie en une seule phrase. L'imiter aujourd'hui tient de la gageure, tant s'est étendue la connaissance de cette maladie. Tentons cependant de le faire en un bref paragraphe: Les mouvements sont rares et lents nécessitant une énergie et une volonté considérable; la rigidité tend à recroqueviller le tronc et les membres qui sont généralement animés d'un tremblement maximum au repos. Ces troubles apparaissent insidieusement dans la deuxième partie de la vie; sans aucune cause apparente, ils prédominent d'un coté du corps et s'aggravent progressivement. Ils sont en partie réversibles sous l'effet de médicaments appelés dopaminergiques car ils favorisent l'activité cérébrale d'une substance chimique, la dopamine. ...Les fruits de la recherche se sont appliqués avec exemplarité à la maladie de Parkinson, car elle est une des maladies les plus simples qui touchent le cerveau. Les symptômes
...L'apparition de la maladie est
en général très insidieuse. Souvent, ce n'est qu'après des années
d'évolution, une fois le diagnostic clairement établi, qu'on se rend compte
que telle ou telle manifestation, existant depuis un, trois, voire cinq ans,
était déjà un stigmate parkinsonien...
... C'est souvent un proche qui note les premières
anomalies. Ce peut être un changement subtil de la posture, ou une tendance
à dévier en marchant, un bras tenu près du corps, le coude fléchi,... Une
jambe plus raide, traînante si le pas s'accélère, une sensation de tension
d'un membre, légèrement douloureuse mais n'allant pas jusqu'à la crampe, et
surtout un manque global d'énergie, une sensation de fatigue, pesant en
chape sur tout le corps, comme si on venait d'effectuer un effort physique
prolongé. Il y a souvent lors de ce stade inaugural
un amaigrissement en dépit d'un bon appétit souvent conservé et des signes
de dépression qui traduisent une certaine tristesse morale... ... D'autres symptômes...,
évoquent davantage la maladie de Parkinson. Un membre engourdi, une douleur
à l'épaule qui persiste pendant plusieurs mois et n'est pas amélioré par les
traitements prescrits... Encore plus évocatrice et la survenue d'une gêne,
d'une fatigabilité et d'une maladresse pour des mouvements répétitifs ou
associés...: se brosser les dents, couper des aliments ou scier du bois,
s'essuyer les pieds sur un paillasson, écrire.... ... Un autre signe particulièrement
évocateur de Parkinson est le tremblement... Le syndrome parkinsonien est
constitué d'une multitude de symptômes et de signes qu'il faut ordonner.
Trois manifestations doivent être mises en avant : le tremblement, la
... Le parkinsonien est condamné aux mouvements volontaires à perpétuité... L'aisance du mouvement est perdue. Cette dépense permanente d'énergie engendre une fatigue constante... La marche se fait à petits pas, les pieds ayant tendance à rester collés ou à traîner au sol. Un changement de direction, le passage étroit d'une porte, le franchissement d'un seuil entraîne souvent un blocage... Des mouvements complexes sont particulièrement difficiles à exécuter : se lever d'un fauteuil profond, sortir d'une voiture, se retourner dans le lit, enfiler une veste... Les gestes demandant une certaine délicatesse se transforment en mouvements maladroits, surtout s'ils sont prolongés : écrire, boutonner une veste, lacer des souliers, se raser, sont autant d'activités laborieuses. La voix diminue de volume, les mots sont mal articulés... Cette voix monotone... devient parfois difficile à comprendre, ce qui peut constituer une entrave considérable à la vie familiale et sociale... Les malades se plaignent souvent de raideur, de tension musculaire, d'ankylose ou d'engourdissement... Cet raideur peut concerner tout le corps, mais elle siège de préférence au niveau de la colonne vertébrale et de la racine des membres... Même lorsque la rigidité est ressentie par la malade, seuls certains caractères révélés par l'examen permettent aux médecins d'en confirmer la nature parkinsonienne... Le tremblement, s'il annonce souvent la maladie, n'en constitue pas un élément obligatoire : un patient sur cinq n'en sera jamais affecté. Le tremblement siège le plus souvent dans les membres supérieurs, plutôt au niveau de la main ou même d'un seul doigt. La langue, les lèvres, la mâchoire, les muscles de la houppe du menton peuvent trembler... La cause de la maladie de Parkinson est aujourd'hui inconnue. Toute atteinte du système moteur du cerveau notamment du système dopaminergique nigro-striatal, peut entraîner un syndrome parkinsonien. Certaines personnes âgées ont des accidents vasculaires cérébraux qui détruisent des petites régions du système moteur. En plus de la triade caractéristique (akinésie, rigidité, tremblement) une série de symptômes peut incommoder le malade parkinsonien à un stade plus ou moins avancé de la maladie.;; Beaucoup de ces symptômes sont liés à des anomalies du système nerveux autonome ou végétatif qui régit l'activité des viscères et des grandes fonctions vitales. Les troubles sont nombreux. Ils comprennent : - les troubles digestifs (hyper salivation , déglutition, constipation...) - les troubles génitaux - urinaires - les troubles cutanés (bouffées de chaleur, dermites séborrhéiques, ...) - les troubles vasculaires (chute de tension orthostatique, œdèmes, ...) - les troubles des organes des sens (douleurs, chaleur, visions,...) - les troubles psychiques (dépression) - les troubles de mémoire (diminution de l'attention, lenteur de raisonnement, l'incapacité de suivre une conversation rapide entre plusieurs personnes) un affaiblissement global des fonctions intellectuelles ne survient que chez 10 à 15 % des patients.
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