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Etes vous reconnu comme étant une personne handicapée ?

Autrement dit avez-vous déposé un dossier à la COTOREP  et avez-vous reçu une réponse?

Si vous n’êtes pas administrativement reconnu, procurez vous un dossier dont la partie médicale devra être remplie par votre médecin traitant.

Comptez 10 à 12 mois pour obtenir une réponse. Vous serez sans doute heureux d’avoir une réponse plus tôt car cela arrive, mais ces dernières années, la durée moyenne était plus ou moins d’un an.

Intégrez bien ce fait dans vos plans !

C’est la COTOREP qui décidera de la gravité de votre handicap et de votre capacité à travailler en milieu ordinaire ou protégé et vous délivrera les papiers permettant aux entreprises et administrations de reconnaître utilement votre statut de personne handicapée..

Ne dites pas que la COTOREP ne sait pas grand-chose sur la maladie de Parkinson, parlez en vous-même et faites la connaître !

Soyez un de ceux qui en faisant reconnaître leur handicap, non seulement en seront les bénéficiaires directs mais aussi montreront qu’il ne s’agit pas d’une maladie de la vieillesse, et que le nombre de personnes touchées a depuis longtemps dépassé les 100 000 cas en France !

Vous avez déjà déposé un dossier ? Vous cherchez soit à trouver un emploi, soit à vous maintenir dans votre emploi ?

Ce qui suit peut vous intéresser bien qu’il ne s’agisse en aucun cas d’une garantie d’emploi et que les pistes proposées doivent être vérifiées par vous-même et n’engagent en aucune manière la responsabilité des auteurs du site ou d’Interface Parkinson !

La population handicapée est estimée à 850 000 personnes environ ( soit 8,5 fois le nombre total de parkinsoniens officiellement recensés) et un quart de ces personnes recherchent un emploi.

Notons d’abord qu’il est difficile de dire si ces chiffres sont exacts ou aussi sous estimés que celui des parkinsoniens.

Combien de personnes handicapées ne mentionnent pas leur état dans leur CV de peur d’une discrimination à l’embauche ou bien, ce qui est pire encore, ne se font pas reconnaître comme travailleur handicapé par la COTOREP pour la même raison ?

Il faut faire attention aux informations que l’on reçoit : chercher du travail, c’est refuser les généralités et avoir une cible de plus en plus précise.

Dire qu’une personne handicapée sur quatre au moins cherche du travail est impressionnant, de même que s’apercevoir que plus de 40% des demandeurs d’emploi handicapés le sont depuis plus d’un an ou bien qu’avec un taux proche de 15% le chômage de cette catégorie de travailleurs est beaucoup plus important que celui de la population normale, mais il y a d’autres réalités.

Un exemple ? Les chiffres qui ressortent de la COTOREP qui classe les travailleurs handicapés en 3 catégories :

-         A : handicap léger et/ou temporaire

-         B : handicap modéré et/ou durable

-         C : handicap grave et/ou définitif

La catégorie B comprend environ 50% des demandeurs d’emploi handicapés. L’autre moitié se répartit entre A et C et 1/3 des handicapés graves ou définitifs font partie des chômeurs de très longue durée, c'est-à-dire plus de deux ans.

Tout cela est statistiquement vrai mais cela signifie aussi que parmi ceux qui sont dans les pires conditions de handicap, 2/3 s’en sortent en moins de deux ans !

C’est dur, mais voilà des chiffres plus précis qui montrent qu’il y a heureusement moins de concurrents que l’on aurait pu le penser en première analyse!

Et n’oublions pas que les parkinsoniens ne forment qu’une petite partie de l’ensemble des handicapés !

Alors quel emploi choisir ?

Avant de se poser cette question, il est indispensable de faire ou de peaufiner son propre « projet de vie ».

Vous êtes vous demandé comment vous serez dans 10 ou 20 ans ? Ce que vous ferez ? Quel sera votre environnement ? Quels amis vous aurez ? Quelle importance prendra la famille ?

Faites le : c’est très instructif !

Je sais bien que les chinois assurent  « qu’il ne faut jamais faire de prévisions, surtout en ce qui concerne l’avenir ».

Mais il n’est pas question de se laisser emprisonner dans des scénarii, surtout pessimistes.

Réfléchissons bien à ce qui pourrait nous arriver dans les années à venir, à ce que nous voulons vraiment et à ce que nous souhaitons éviter.

Imaginons ce que devrait être notre vie et œuvrons pour que, maladie ou pas, nous en tirions bénéfice.

C’est bien plus important que de trouver un emploi !

C’est même indispensable car cela peut modifier notre recherche d’emploi voire même notre souhait de continuer à travailler: en effet, peut être arriverons nous à la conclusion que financièrement nous pouvons éviter de travailler, peut être pourrons nous nous satisfaire de rentes ou de préretraite. Peut être aussi et peut être surtout découvrirons nous que la priorité des priorités est ailleurs pour nous, que travailler n’est pas en soi une activité enrichissante pour nous et que nous pouvons trouver ailleurs des amis ou des problèmes à résoudre !

Mais trouver un emploi reste tout de même important !

Quel secteur choisir ?

En 2001, 1 personne handicapée sur 4 travaillait dans le secteur public, 56% dans le secteur privé (dont 35 % dans des entreprises de moins de 20 salariés, non assujetties par la loi de 1987).

L’ANPE précisait que plus des deux tiers des demandeurs handicapés recherchaient un emploi dans l’un des 8 secteurs suivants :

-         agriculture (dont jardinier notamment)

-         transport

-         logistique

-         mécanique

-         électricité et électronique

-         industrie de process

-         services administratifs et commerciaux (agents administratifs ou d’accueil)

-         services aux personnes et à la collectivité (agents de gardiennage et d’entretien)

Il faut dire que les activités suivantes sont exclues de l’obligation contenue dans la loi de 1987 :

-         agents de sécurité et de surveillance,

-         emplois de la mine,

-         emplois du bâtiment et des travaux publics,

-         personnel naviguant technique de l’aviation civile,

-         contrôleurs de transport,

-         agents d’accompagnement,

-         conducteurs routiers, coursiers, dockers

-         pompiers, ambulanciers

-         vendeurs de grands magasins.

En fait, près de la moitié des personnes handicapées travaillent dans l’industrie, l’autre moitié travaillant dans le commerce.

Ces chiffes et ces listes montrent là où se trouvent le plus de concurrents ou au contraire les plus grandes chances de trouver un emploi lorsque l’on est une personne handicapée. Elles peuvent donc nous aider à mieux viser.

Soyez cependant prudent.

Les parkinsoniens sont certes, à partir d’un certain stade, des personnes handicapées mais leur handicap est différent de celui d’une personne mal voyante par exemple et donc leurs chances et leurs contraintes sont différentes !

Notez donc les difficultés de tel ou tel secteur ou de telle ou telle profession mais ne vous laissez pas abattre pour autant !

Souvenez vus que pour trouver un emploi

-         il faut être bon dans le domaine visé,

-         il faut savoir se vendre

-         il faut convenir à l’employeur

Il y a plein de livres qui expliquent comment faire un bilan personnel et pour déterminer quelles sont nos forces et nos faiblesses. Il en est d’autres qui montrent comment se vendre sans pour autant perdre son âme ou faire pitié. Il faut les lire et là encore ne retenir et n’exploiter que ce qui nous touche personnellement.

L’expérience des personnes handicapées est par contre  intéressante et les parkinsoniens ne devraient pas hésiter à s’en servir.

Il est vrai que certains employeurs hésitent à engager des personnes handicapées aussi est il important de bien définir ce que nous voulons faire, mais aussi dans quel type d’entreprise et dans quel secteur :

Notons que seules les entreprises de plus de 20 salariés ont l’obligation d’engager directement 6% de personnes handicapées.

Mais ils peuvent aussi le faire indirectement, soit en soutenant le milieu protégé jusqu’à 50% de l’obligation d’emploi à laquelle est assujettie l’entreprise, soit en concluant des accords d’entreprise favorisant l’emploi ou le maintien dans l’emploi de personnes handicapées pour un certain nombre d’années, soit en versant une contribution annuelle à l’AGEFIPH .

Cependant, les entreprises de moins de 20 salariés peuvent être intéressés par les aides financières liées à l’embauche d’une personne handicapée, soit en CDI, soit en un CDD d’au moins 12 mois.

Ainsi, 56% de ces PME ont bénéficié de la prime à l’insertion mise en place par l’AGEFIPH en 2001.

D’autre part, le processus d’embauche est beaucoup moins long que dans une grande entreprise car l’employeur est bien souvent également le chef d’entreprise.

En fait, c’est près de 50000 personnes handicapées qui ont été engagées en 2001 grâce à la prime d’insertion.

Un frein existe pour les entreprises en création : elles disposent d’un délai de 3 ans pour se mettre en conformité avec la loi de 1987.

Cependant les personnes handicapées qui créent leur propre entreprise sont fortement motivées : toujours en 2001, 2250 nouvelles entreprises, dont 80% étaient situées dans le secteur du commerce et des loisirs ont vu le jour et ont permis à des personnes handicapées de créer leur propre emploi, soutenu par les subventions de l’AGEFIPH.

Si au démarrage, le créateur handicapé est très souvent seul au démarrage, mais il s’entoure bien vite de collaborateurs parmi lesquels il privilégie naturellement les demandeurs d’emploi handicapés.

En fait, et cela mérite d’être dit à des employeurs réticents et inquiets, tous ceux qui, dépassant peut être leurs craintes, ont fait directement l’expérience d’emploi de personnes handicapées se sont aperçus ce faisant des gains de productivité issu du travail des personnes handicapées, du renforcement de l’esprit d’équipe et de la prévention également dues à ce personnes.

Dans un grand nombre de cas, les conséquences des handicaps moteurs peuvent être atténués par des aides techniques au poste de travail et à l’accessibilité dans l’entreprise.

L’AGEFIPH joue un rôle moteur dans la distribution de ces aides en permettant des aménagements qui peuvent se répartir en 4 catégories :

-         l’équipement électronique et informatique,

-          l’achat de mobilier adapté ou l’aménagement de mobilier,

-         l’adaptation de l’outil de production,

-         l’achat ou l’aménagement de matériel téléphonique.

De même, en ce qui concerne le maintien dans l’emploi, des aides peuvent être apportées à l’entreprise pour lui permettre notamment

-         de mettre en œuvre dès le signalement du risque d’inaptitude une solution adaptée,

-         de renforcer les compétences de l’employé si un changement de poste est nécessaire,

-         de rendre accessible le lieu de travail,

-         de soutenir et de suivre la personne handicapée dans son emploi.

 

Certes les parkinsoniens ont des problèmes de fatigue ou moteurs, mais s’ils veulent travailler, plusieurs organisme sont là pour les aider !

Voici quelques sites intéressants :

         - AGEFIPH                            http://www.agefiph.asso.fr

         - ADAPT                      http://www.adapt.asso.fr

         - APF                                      http://www.apf.asso.fr

         - Handicap et emploi              http://www.medef.fr

         - recrutement en ligne             http://emailjob.fr